Accord de Libre Echange UE/Maroc (ALECA)

Alors que se tient à Bruxelles le 16 décembre une rencontre du conseil d’association UE-Maroc, l’étude d’impact réalisée par le cabinet néerlandais Ecorys estime que le futur accord complet et approfondi (ALECA) que négocient le Maroc et l’Union européenne  n’aura pratiquemet pas d »effet économique pour l’Europe. Le Maroc lui devrait gagner plus de 1,3% de PIB.

Les dirigeants de l’Union européenne et les représentants du Maroc doivent se rencontrer aujourd’hui 16 décembre pour la 11ème session du Conseil d’Association UE-MAroc

Cette réunion doit se tenir en fin de journée durant une heure à l’issue d’un Conseil des ministres des affaires étrangères à Bruxelles qui sera présidé par Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE et pour une bonne part consacré à la situation en Ukraine et au partenariat oritental.

Mais, ce sera aussi l’occasion en fin de conseil vers 17h15 en principe de faire le point sur la négociation du futur accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre le Maroc et l’Union européenne dont le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, et le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane ont officiellement lancé les négociations lors de leur rencontre le 1er mars 2013 à à Rabat.

Quel sera l’impact de cet accord ? C’est la mission confiée comme il est de coutume à un cabinet conseil en l’ocurrence le néerlandais Ecorys (voir résumé en français à la fin de cet article) pour une « Évaluation de l’Impact Commercial durable »  ou Trade Sustainability Impact Assessment (TSIA) financé par la Commision européenne. Celle-ci prend en compte les différentes parties prenantes : entreprises, travailleurs, familles, institutions politiques, ONG…

L’objectif de l’étude consiste à «évaluer la manière dont les dispositions commerciales et celles liées au commerce en cours de négociation pourraient influer sur les questions économiques, sociales et environnementales dans l’UE et au Maroc… (en prenant également en compte le processus d’intégration régionale et son impact potentiel), ainsi que dans des pays tiers concernés.

En outre, cette étude devrait proposer des mesures (commerciales ou non commerciales – appelées également dimensions/questions « au-delà des frontières ») afin de maximiser les bénéfices des ALECA et de prévenir ou minimiser les impacts négatifs potentiels. Elle devrait également inclure une référence à l’accord régional existant, comme l’accord d’Agadir [dont le Maroc est un membre] et d’autres accords d’intégration régionaux appropriés.»

Principale conclusion de l’étude d’Ecorys au plan économique, l’accord aura un effet positif d’un peu plus de 830 millions d’euros pour l’Union euroépenne à court terme. Soit ramené au PIB de l’Union (plus de 11 000 milliards d’euros) une goutte d’eau imperceptible, que Ecorys chiffre en pourcentage à 0%.

Pour le Maroc, dont le PIB est d’environ 88 milliards d’euros, l’effet est bien sûr plus perceptible : 1,3 point de PIB à court terme, soit 1,1 milliard d’euros de PIB additionnel. Et même 1,6% à long terme.

En attendant, le troisième round des négociations qui devrait se tenir avant la fin d’année, a pris du retard. Un motif de discussion entre les représentants des 28 et ceux du Maroc…

Merci à Pierre-Olivier Rouaud et http://www.usinenouvelle.com

 

Résumé analytique du rapport final d’Ecorys sur l’impact de l’ALECA sur le Maroc et l’Union européenne

 

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