Qui connaît Ignacio Garcia Bercero ? L’agent du néolibéralisme fou

Au nom de l’Europe, Ignacio Garcia Bercero négocie en secret avec les États-Unis un accord de libre-échange qui soumettrait les pays aux diktats des géants du privé.

Qui connaît Ignacio Garcia Bercero ? L’homme est directeur général du commerce à la Commission européenne, structure qui est à la transparence ce que la margarine est au beurre. A ce titre, il négocie pour les vingt-huit l’accord de partenariat transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Ce dernier vise à concrétiser le rêve des libre-échangistes les plus fous : la création d’une vaste zone où les barrières douanières et réglementaires seraient bannies, au profit des géants du privé, et notamment des groupes américains.

Il s’agit de mettre à bas les normes en vigueur dans des domaines multiples et variés, qui vont de la sécurité alimentaire à la protection de la vie privée, au nom du principe imbécile selon lequel la liberté du commerce dérégulé induit l’expansion générale (si tel était le cas, ça se saurait). Une fois ces principes coulés dans le marbre juridique, ni les Etats ni les Parlements ne pourraient s’y opposer, sauf à être renvoyés devant des tribunaux internationaux qui seraient en mesure de leur faire payer leurs incartades.

Les négociations durent déjà depuis plusieurs mois, dans l’opacité générale, à l’abri des regards indiscrets. A part le nom des négociateurs officiels, rien ne transparaît. Seuls les lobbyistes ont accès aux premiers documents préparatoires issus des discussions. Pour le reste, c’est le black-out. Pas question de mettre sur la table des éléments d’information qui pourraient permettre aux peuples ou à leurs mandants d’intervenir.

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s’est contentée de mettre en place un «comité de suivi et de réflexion sur l’accord de partenariat transatlantique». On y trouve quelques parlementaires triés sur le volet, des sommités du monde patronal et des économistes bien en cour, emmenés par l’inévitable Elie Cohen.

Bref, des experts vont en surveiller d’autres, emmenés par Ignacio Garcia Bercero, qui n’a jamais reçu le moindre mandat populaire et qui se considère autorisé à faire ce qu’il veut. La ministre s’est bien gardée de demander la levée du secret de la négociation et l’accès du Parlement aux débats en cours. Ce serait pourtant le minimum. Avant de donner des leçons de démocratie à l’Ukraine, il faut balayer devant sa porte.

Merci à marianne.net


One Comment on “Qui connaît Ignacio Garcia Bercero ? L’agent du néolibéralisme fou”

  1. PrNIC dit :

    lettre que j’expédie à madame la ministre N Bricq

    Lors d’un débat au Sénat sur les négociations  » Partenariat Transatlantique de commerce et d’investissement TTIP , vous avez salué le débat démocratique tout en ajoutant  » Ce n’est pas une pratique commune à la Commission de faire participer les parlements nationaux aux débats, mais le processus évolue !  »
    D’abord on ne peut que rester abasourdi devant une telle pratique d’une commission qui méconnaît le rôle de nos élus ! C’est d’autant plus grave que d’autres citoyens et élus européens semblent tout à fait laissés de côté à la différence de nos vigilances hexagonales ( Mais vous en réjouissez vous ? )
    ensuite j’aimerai savoir en quoi le processus évolue selon vous ?
    et enfin recevez l’expression de mes voeux pour 2014

    Pierre NICOLAS 26400 DIVAJEU