TAFTA / TTIP : l’UE demandera aux 28 de soutenir son mandat de négociation avec les USA

La Commission européenne va demander aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union de confirmer leur soutien au mandat de négociation d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, a déclaré Bruxelles lundi alors que les discussions se trouvent à un stade critique.

Un porte-parole de la Commission a indiqué que Jean-Claude Juncker, le président de l’institution, avait demandé à inscrire ce sujet à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Union européenne en juin.

« Le Président Juncker estime que le moment est venu de demander aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne d’avoir une discussion sur la situation actuelle et l’évolution souhaitée de ces négociations », a expliqué le porte-parole Daniel Rosario. « Nous devons nous assurer que nous avançons tous dans la même direction. »

La Commission européenne négocie les accords commerciaux pour le compte des 28 Etats membres de l’UE. Les gouvernements de ces derniers doivent toutefois s’accorder sur le mandat de Bruxelles et signer ces accords.

Le président de la République, François Hollande, a récemment déclaré que la France était opposée à la position actuelle dans les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (appelé Tafta ou TTIP) car elle remet en question les principes nationaux sur l’agriculture, la culture et l’environnement.

Les négociations entre Bruxelles et Washington durent depuis trois ans et sont vivement critiquées de part et d’autre de l’Atlantique.

Lundi, Margaritis Schinas, le principal porte-parole de la Commission, a déclaré que ce n’était pas la première fois que Jean-Claude Juncker cherchait à s’assurer du soutien des chefs d’Etat et de gouvernement européens. Selon lui, il est particulièrement important que les négociateurs atteignent « le dernier stade crucial » des pourparlers. Il a ajouté que le président de la Commission espérait obtenir une nouvelle fois un soutien fort en faveur des objectifs.

L’accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis établirait des tarifs douaniers proches de zéro et éliminerait une série de réglementations qui limitent le commerce de biens allant des voitures aux produits chimiques.

Les deux parties ont déclaré qu’elles souhaitaient conclure un accord avant le départ de l’administration Obama en janvier 2017. Mais le calendrier ne primera pas sur le contenu de l’accord, ont-elles précisé.

-Laurence Norman, The Wall Street Journal

(Version française Valérie Venck) ed : LBO

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