Les Jeunes Socialistes soutiennent les mobilisations citoyennes contre les traités CETA, TAFTA et TISA.

Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) est un traité de libre-échange négocié entre le Canada et l’Union européenne. Il doit être ratifié par le Parlement européen puis par chacun des parlements nationaux avant d’entrer en vigueur. Ce processus pouvant durer longtemps, une disposition prévoit l’application provisoire de l’accord pour 3 ans dès ratification du Parlement européen. À cet effet le 18 octobre, une réunion des ministres européens du commerce doit acter une signature.

Les Jeunes Socialistes soutiennent les mobilisations citoyennes contre les traités CETA, TAFTA et TISA.

Ces derniers s’inscrivent dans une même logique d’ouverture des marchés et de libre-concurrence intégrale, au nom de centièmes de points de croissance, avec la volonté de créer des cours de justice privées pour régler les différends des multinationales avec les États.

Une dernière étude indépendante, tenant compte de coûts ignorés par les études néoclassiques, par deux chercheurs associés à la Tufts University confirme les risques du CETA sur l’économie :
D’ici 2023, près de 204 000 emplois en Europe seraient détruits et la pression sur les salaires amènerait à une perte annuelle moyenne de 651€ par salarié.e, transférant donc 0,66% du PIB européen de la rémunération du Travail vers celle du capital.
Le niveau du PIB européen serait diminué de 0,49%, et la France et l’Italie, avec des revenus du travail et un chômage plus important, seraient particulièrement touchées avec des pertes nettes de 0,65% et 0,78% du PIB.

Le secteur agricole devrait être particulièrement touché avec les quotas d’importation annuels sans taxes de viande bovine et porcine canadienne qui entreront en concurrence avec des filières françaises dont le modèle intensif est déjà en difficulté. De plus, la reconnaissance de 172 IGP européennes par le Canada n’est qu’un pis-aller, alors qu’il en existe près de 1400 reconnues ou en voie de reconnaissance. On peut également noter qu’il y a controverse autour des OGM, présentés par nos gouvernants européens comme en dehors du traité alors qu’ils sont considérés au Canada comme des “innovations technologiques agricoles” et donc comme en faisant partie.

Hausse du chômage et des inégalités sont donc également des risques sociaux inutiles à prendre dans cette période de tensions politiques européennes, qui aggraveront les dettes.

Absence d’écoute citoyenne, risques environnementaux, sociaux et économiques avérés, les Jeunes Socialistes s’opposent au CETA et soutiennent les manifestations qui auront lieu ce samedi 15 octobre.

Nous demandons également à Matthias Fekl, ministre du commerce extérieur, d’adopter à minima les mêmes positions que pour TAFTA. Les Jeunes Socialistes souhaitent ainsi que la France s’inspire du gouvernement wallon socialiste de Paul Magnette et s’oppose au CETA le 18 octobre en demandant à ce que les Parlements nationaux soient les premiers à se prononcer démocratiquement sur l’accord avec de réelles études d’impact.

 

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