CETA : la Belgique n’est «pas en état de signer» c’est officiel : Non au CETA

 Céline LE PRIOUX – Agence France-Presse – BRUXELLES

 «Nous ne sommes pas en état de signer... (AP)

«Nous ne sommes pas en état de signer l’AECG», a annoncé le premier ministre belge, Charles Michel, en sortant d’une réunion rassemblant toutes les entités fédérées de Belgique et le gouvernement fédéral.

 La Belgique n’est «pas en état de signer l’AECG», l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, a déclaré lundi son premier ministre, Charles Michel, bloquant de facto sa signature prévue jeudi à Bruxelles.

«Nous ne sommes pas en état de signer l’AECG», a annoncé M. Michel en sortant d’une réunion rassemblant toutes les entités fédérées de Belgique et le gouvernement fédéral.

Trois d’entre elles ont refusé de donner leur feu vert: la Wallonie, le gouvernement bruxellois ainsi que la communauté linguistique dite «française». L’UE avait donné jusqu’à lundi soir à la Belgique pour faire connaître sa position sur l’AECG / CETA.

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La Belgique dit officiellement « non » au CETA

Par: rédaction http://www.7sur7.be/  –  24/10/16 – 13h53

Le Premier ministre Charles Michel a signifié officiellement, par téléphone, au président du Conseil européen Donald Tusk le « non » des entités fédérées francophones à la signature de l’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA), a indiqué son entourage lundi après-midi.

Charles Michel a téléphoné à Donald Tusk vers 14h30, après la réunion du comité de concertation où la Wallonie, Bruxelles, la COCOF et la Fédération Wallonie-Bruxelles ont indiqué ne pas encore être en mesure d’accepter la signature de l’accord de libre-échange avec le Canada.Le gouvernement fédéral et ceux de la Communauté germanophone et de la Région flamande ont donné lundi leur feu vert à la signature du CETA par la Belgique. Les autres (Régions wallonne et bruxelloise, Fédération Wallonie-Bruxelles et CoCof) l’ont refusé, lors du Comité de concertation ayant réuni les gouvernements fédéral et des entités fédérées, à l’initiative du Premier ministre Charles Michel qui souhaitait faire acter la position des uns et des autres avant de reprendre un contact avec le président du Conseil européen Donald Tusk.Quid du sommet UE-Canada jeudi?
« La Commission européenne, le Conseil et le Canada vont dès lors devoir décider des suites à donner à ce constat et notamment en ce qui concerne la tenue du sommet entre l’Europe et le Canada », a commenté le Premier ministre à l’issue de la réunion. Charles Michel a précisé qu’il n’était guère étonné de la décision du gouvernement wallon dont les représentants à une réunion préparatoire du comité de concertation s’étaient abstenus de tout commentaire.A sa sortie de la réunion, le ministre-président wallon Paul Magnette a quant à lui affirmé qu’en l’état actuel du dossier le gouvernement wallon ne pouvait marquer son accord.

Pour lui, il reste des choses à régler au niveau européen et à clarifier un certain nombre de points par rapport à l’accord sur la table

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